La vidéo montre un remplacement valvulaire aortique pour rétrécissement aortique serré sur bicuspidie aortique. Après aortotomie (ouverture de l’aorte), la valve est réséquée. Les nombreuses calcifications sont soigneusement enlevées afin d’éviter tout embol dans la circulation générale. La valve est implantée à points séparés en technique directe.


Pontage coronaire à coeur battant sans circulation extra-corporelle (CEC). Par sternotomie, stabilisateur par succion. Implantation de l’artère mammaire (thoracique) interne gauche sur l’artère interventriculaire antérieure (IVA). L’anastomose est réalisée au 8/0 avec un jet de CO2 qui permet de bien visualiser l’artère coronaire et de chasser le sang qui revient par l’aval de l’artère, l’amont étant temporairement clampé à l’aide d’un lac en silicone. L’anastomose étant réalisée en une dizaine de minutes, il n’y a pratiquement pas de souffrance myocardique (qui apparaît au dessus de 15-20 minutes d’ischémie). Ainsi, il est possible de réaliser successivement plusieurs pontages, avec une très bonne tolérance myocardique.



La vidéo montre une transplantation cardiaque selon la technique « bicave ». Le chirurgien part prélever le greffon cardiaque dans un autre hôpital. Un autre chirurgien reste avec le patient pour le préparer à la greffe (ouverture du thorax et installation de la circulation extracorporelle).


Patient octogénaire, présentant une cardiomyopathie ischémique sévère avec lésions tritronculaires (thrombose IVA et sténose diagonale, marginale et IVP). Ici, l’indication de pontage à coeur battant par greffons artériels (double mammaire en Y et artère gastroépiploïque) est justifiée par la fraction d’éjection basse à 25 % et par une aorte ascendante athéromateuse calcifiée. Ces calcifications aortiques contre-indiquent d’une part la canulation aortique (nécessaire pour la circulation extra-corporelle) et le clampage aortique, mais également l’implantation d’un greffon veineux dans l’aorte. L’intérêt des pontages tout artériels pédiculés permet donc d’éviter de toucher l’aorte (« no-touch aortique ») et limite les risques d’accident vasculaire cérébral (AVC). Cet avantage s’ajoute aux avantages habituels du coeur battant que sont l’absence de la circulation extra-corporelle et d’ischémie myocardique. Suites opératoires simples avec sortie au sixième jour.